Côte d’Ivoire-AIP/ Rentrée scolaire 2026-2027: l’accès à l’eau et aux sanitaires, un défi persistant dans les écoles à Zuénoula (Reportage)
Zuénoula, 30 sept 2026 (AIP) – À l’entrée de certaines écoles publiques de Zuénoula, la rentrée scolaire 2026-2027 semble avoir retrouvé son rythme de croisière. Les cours ont été nettoyées, les élèves ont repris le chemin des classes et les enseignants ont renoué avec leurs tableaux et leurs leçons. Mais derrière cette apparente normalité, une [...] The post Côte d’Ivoire-AIP/ Rentrée scolaire 2026-2027: l’accès à l’eau et aux sanitaires, un défi persistant dans les écoles à Zuénoula (Reportage
Zuénoula, 30 sept 2026 (AIP) – À l’entrée de certaines écoles publiques de Zuénoula, la rentrée scolaire 2026-2027 semble avoir retrouvé son rythme de croisière. Les cours ont été nettoyées, les élèves ont repris le chemin des classes et les enseignants ont renoué avec leurs tableaux et leurs leçons. Mais derrière cette apparente normalité, une autre réalité, moins visible, s’impose au quotidien : l’accès à l’eau, l’insuffisance des toilettes, les difficultés liées au lavage des mains et la sécurisation des enceintes scolaires demeurent des préoccupations majeures dans plusieurs établissements préscolaires, primaires et secondaires de la ville.
Cette situation intervient alors que la salubrité et la sécurité des établissements figurent au nombre des préoccupations de la rentrée scolaire 2026-2027, placée sous le thème « Ensemble, restaurons la confiance pour transformer durablement l’École ».
Du groupe scolaire Municipalité au groupe scolaire Zuénoula Centre, en passant par le lycée moderne de Zuénoula, le constat dressé sur le terrain fait apparaître une même équation : les opérations de nettoyage menées avant et après la rentrée permettent de donner aux établissements un visage plus accueillant, mais elles ne suffisent pas à pallier durablement le déficit d’infrastructures sanitaires et sécuritaires.
À la Municipalité, une école propre mais privée d’eau et de sanitaires
Au groupe scolaire Municipalité, qui regroupe notamment les EPP Municipalité 1, Municipalité 2, Municipalité 3 et le préscolaire Liberté, les parents d’élèves ont retroussé leurs manches à l’approche de la rentrée. Classes, cours et abords des établissements ont été débarrassés des détritus afin d’offrir aux élèves un environnement propice à la reprise des enseignements.
« Les parents se sont attelés. Ils ont nettoyé les alentours de l’école, les classes et la cour », explique le directeur de l’EPP Municipalité 1, Kouakou N’Goran Aimé, qui s’exprime au nom des directeurs des établissements du groupe scolaire.
Cependant, derrière cette mobilisation ponctuelle se pose une question plus structurelle : comment maintenir durablement la salubrité lorsque les infrastructures essentielles font défaut ?
Dans cet établissement, l’eau courante, les sanitaires, l’électricité et la clôture restent absents. L’école ne dispose pas davantage de gardien pour assurer sa surveillance.
« Ici, on n’a pas de point d’eau, il n’y a pas de sanitaire. Il n’y a même pas d’électricité, il n’y a pas de clôture, il n’y a pas de gardien », énumère-t-il.
L’absence de point d’eau constitue particulièrement une contrainte pour l’hygiène quotidienne. Le lavage régulier des mains, notamment après l’utilisation des toilettes ou avant les repas, devient difficile à organiser. Les enseignants doivent parfois se tourner vers l’extérieur pour rechercher de l’eau et en mettre à la disposition des élèves.
Une solution de fortune qui, selon le directeur, ne saurait tenir sur la durée. « Si on fait cela durant les neuf mois, ce n’est pas possible », estime Kouakou N’Goran Aimé.
Quand l’absence de toilettes pousse élèves et enseignants hors de l’école
Plus préoccupante encore est la question des sanitaires. Dans certains établissements du groupe scolaire Municipalité, l’absence de toilettes contraint élèves et enseignants à composer avec une situation particulièrement inconfortable.
Pour les enfants, les conséquences sont immédiates. Lorsqu’un besoin naturel se présente, certains n’ont d’autre choix que de s’éloigner des bâtiments scolaires et de se rendre dans les espaces broussailleux environnants.
« Les enfants sont obligés d’aller dans les broussailles pour satisfaire leurs besoins physiologiques », explique le directeur de Municipalité 1.
Le problème ne concerne pas uniquement les élèves. Les enseignants se trouvent eux aussi confrontés à l’absence d’un espace sanitaire adapté. Pour satisfaire leurs besoins, certains doivent quitter momentanément l’établissement et se rendre à leur domicile.
Cette contrainte, en apparence anodine, a pourtant des répercussions sur le déroulement des enseignements.
« Le temps d’y revenir impacte négativement la dispensation des cours et le programme aussi », déplore-t-il.
Ainsi, derrière la question des toilettes se joue également celle de la continuité pédagogique. Quelques minutes perdues à chaque absence peuvent, au fil des jours et des semaines, peser sur le temps effectivement consacré aux apprentissages.
Sans clôture, l’espace scolaire reste exposé aux animaux et aux véhicules
À la question de l’hygiène s’ajoute celle de la sécurité. Dans plusieurs écoles primaires de Zuénoula, l’absence de clôture maintient une porosité entre l’espace scolaire et son environnement immédiat.
Élèves, enseignants, motos, véhicules et animaux peuvent ainsi se retrouver dans un même périmètre. Une proximité qui n’est pas sans risques, particulièrement aux heures d’entrée et de sortie des classes.
« Nous cohabitons avec les animaux, les voitures, les motos. Donc le risque est grand. Nous ne sommes pas en sécurité », affirme Kouakou N’Goran Aimé.
Sur le terrain, cette situation n’est pas seulement théorique. Des bœufs peuvent faire irruption dans l’enceinte scolaire, perturbant le déroulement normal des activités.
Face à cette situation, la réalisation d’une clôture apparaît comme une attente majeure pour les responsables des établissements concernés. Au-delà de la protection des infrastructures, elle doit permettre de mieux délimiter l’espace consacré aux apprentissages et de préserver les élèves des risques liés à la circulation et aux animaux errants.
« Nous voulons voir la clôture prendre forme, ça nous ferait plaisir », plaide-t-il.
À Zuénoula Centre, plus de 280 élèves pour quelques bidons d’eau
La directrice de l’EPP Zuénoula 1 du groupe scolaire Zuénoula Centre Zah Lou Zah Sainte Olga
Quelques kilomètres plus loin, au groupe scolaire Zuénoula Centre, les difficultés liées à l’accès à l’eau et aux sanitaires se retrouvent sous une autre forme.
À l’EPP Zuénoula 1, la directrice Zah Lou Zah Sainte Olga décrit un établissement où les conditions sanitaires restent insuffisantes au regard des besoins des élèves et du personnel enseignant.
« Les conditions sanitaires ne sont pas vraiment réunies », constate-t-elle.
L’école accueille plus de 280 élèves encadrés par six enseignants. Pourtant, elle ne dispose ni d’un point d’eau permanent ni de toilettes en nombre suffisant pour répondre convenablement aux besoins de cet effectif.
Dans le bureau de la directrice, quelques bidons d’eau constituent une réserve destinée à répondre aux besoins les plus immédiats, notamment pour le nettoyage et le lavage des mains. Mais face au nombre d’élèves, cette réserve demeure largement insuffisante.
La directrice mesure elle-même les limites de cette solution improvisée.
« Ces bidons d’eau-là ne peuvent pas laver les mains de tous les élèves. J’ai près de 280 élèves. Je ne peux pas satisfaire tous ces élèves », explique-t-elle.
« Madame, je vais au besoin » : quand l’absence de toilettes sort les élèves de la classe
À l’EPP Zuénoula 1, l’absence de toilettes dépasse le simple déficit d’équipements. Elle s’invite jusque dans le déroulement des cours et contraint certains élèves à interrompre leur journée scolaire pour satisfaire un besoin naturel.
Pour la directrice, le scénario est récurrent. Lorsqu’un élève demande à se rendre aux toilettes, la réponse est souvent sans appel : il n’existe aucune installation sanitaire dans l’établissement.
« Un élève te dit : “Madame, je vais au besoin.” Madame, il n’y a pas de toilette ici, je vais à la maison », rapporte-t-elle.
L’élève doit alors quitter l’enceinte de l’école et parcourir le chemin qui le sépare de son domicile. Une absence qui, même temporaire, le soustrait à l’enseignement et perturbe la continuité des apprentissages.
La difficulté n’épargne pas davantage les enseignants. Eux aussi ne disposent pas de sanitaires adaptés au sein de l’établissement, alors que leur présence sur place s’étend sur plusieurs heures de la journée.
Face à cette situation, la directrice appelle à la construction de toilettes adaptées aux besoins des élèves et du personnel enseignant, mais également à l’installation d’un point d’eau permanent, condition essentielle au maintien de l’hygiène dans l’établissement.
Des clôtures qui sécurisent, mais ne suffisent pas à garantir de bonnes conditions sanitaires
Dans d’autres établissements de Zuénoula, les responsables peuvent au moins compter sur des enceintes clôturées. C’est notamment le cas des groupes scolaires Avenir 1 et 2, Sokoura 2 et 3 ainsi que Zuénoula 5.
La clôture constitue un progrès en matière de sécurité, en limitant l’accès des animaux et en réduisant l’exposition des élèves aux mouvements des véhicules et des motos. Mais elle ne règle pas les difficultés liées à l’eau, aux toilettes et à l’hygiène.
Directeur de l’EPP Château 1, qui regroupe également les EPP Château 2 et Château 3 ainsi que le préprimaire, Saraka Parfait résume les défis auxquels restent confrontés ces établissements.
Pour lui, la sécurisation de l’espace scolaire doit être envisagée comme un ensemble. Une clôture constitue certes une protection, mais elle ne saurait, à elle seule, créer un environnement scolaire pleinement adapté aux besoins des élèves et des enseignants.
« Quand il y a la clôture, déjà, c’est une bonne chose pour la sécurité des enfants. Mais il faut également penser à l’eau, aux toilettes et à l’hygiène », relève-t-il.
Dans les établissements où l’eau n’est pas disponible de manière permanente, les solutions improvisées deviennent alors la règle. Il faut rechercher de l’eau à l’extérieur, en transporter depuis le domicile ou recourir à des sources de fortune pour les besoins les plus élémentaires.
L’eau est pourtant indispensable à plusieurs gestes du quotidien scolaire : se laver les mains, nettoyer les salles de classe et les cours, mais aussi répondre aux besoins des élèves tout au long de la journée.
« On vient avec l’eau de la maison » : les élèves aussi racontent leur quotidien
Le constat des responsables d’établissements trouve un écho direct dans le témoignage des élèves.
À l’EPP Municipalité 1, Yao Abib Dorian, élève au CM2, raconte les stratégies auxquelles les élèves ont recours pour faire face à l’absence de point d’eau dans l’établissement.
Pour certaines tâches scolaires, notamment lorsqu’il faut effacer le tableau, les élèves peuvent être amenés à puiser de l’eau dans un puits situé à proximité de l’école.
Pour boire, en revanche, la solution vient du domicile. Chaque élève doit anticiper ses besoins avant de franchir le portail de l’établissement. « On vient avec l’eau de la maison », témoigne-t-il.
Son récit met également en lumière les limites des dispositifs d’hygiène. Le savon fait défaut et les installations sanitaires restent insuffisantes.
L’élève souhaite ainsi une amélioration des toilettes, mais aussi la construction d’une clôture permettant de mieux protéger l’espace scolaire et d’empêcher les animaux d’y pénétrer.
À travers ce témoignage, les difficultés décrites par les responsables prennent une dimension concrète : pour ces élèves, l’accès à l’eau et à des sanitaires adaptés n’est pas une exigence théorique, mais une réalité à laquelle ils doivent s’adapter quotidiennement.
Au lycée moderne, près de 4 000 élèves face aux mêmes besoins essentiels
L’entrée principale du lycée moderne de Zuénoula dans un état de délabrement avancé
Le déficit d’infrastructures sanitaires ne s’arrête pas aux établissements primaires. Au lycée moderne de Zuénoula, où les effectifs sont nettement plus importants, les besoins en eau, en toilettes et en sécurité demeurent également une préoccupation majeure.
L’établissement accueille environ 4 000 élèves, selon son proviseur, Chérif Bakary. Un effectif considérable au regard des infrastructures disponibles.
Au premier rang des préoccupations figure l’accès à l’eau. L’établissement ne dispose pas, selon le responsable, d’une source d’approvisionnement permanente. La réalisation d’un forage apparaît dès lors comme une nécessité.
« Il n’y a pas d’eau dans l’établissement. Il nous faut forcément un forage », souligne-t-il.
À cette difficulté s’ajoute celle des sanitaires. Le nombre de toilettes disponibles ne permet pas de répondre suffisamment aux besoins d’un établissement accueillant plusieurs milliers d’élèves.
La conséquence est particulièrement visible lorsque les élèves doivent satisfaire leurs besoins naturels.
« Au niveau des élèves, il n’y a pas suffisamment de toilettes. Ils sont obligés d’aller dans la brousse », déplore le proviseur.
La sécurisation de l’établissement reste également inachevée. La clôture du lycée est réalisée à environ 50 %, selon Chérif Bakary, laissant encore certaines portions de l’enceinte ouvertes.
Pour le responsable, l’achèvement de cette infrastructure constitue une condition importante pour renforcer la protection de l’établissement et de ses usagers.
« Il faut que tout soit fermé pour que nous soyons en sécurité », insiste Chérif Bakary.
Du préscolaire au secondaire, un même déficit d’équipements essentiels
Au préscolaire Liberté, les difficultés prennent une autre dimension. Ici, la question ne porte pas seulement sur l’eau, les sanitaires ou la sécurisation des lieux, mais également sur l’adaptation des équipements aux besoins spécifiques des tout-petits.
La directrice, Yeo, née Bassa Ange Anita, reconnaît les efforts consentis pour mettre à la disposition des enfants un cadre d’apprentissage, mais estime que beaucoup reste encore à faire pour offrir aux plus jeunes des conditions véritablement adaptées.
« On travaille vraiment dans des conditions dérisoires. Le matériel au préscolaire est tellement minutieux. On a besoin de petites tables carrées, des tables rondes », souligne-t-elle.
À travers les différents établissements visités, un même constat se dessine progressivement. Les difficultés peuvent prendre des formes différentes selon les niveaux d’enseignement, mais elles se rejoignent sur l’essentiel.
Du préscolaire au secondaire, l’accès à l’eau, la disponibilité des toilettes, le lavage des mains, l’entretien des espaces et la sécurisation des enceintes scolaires constituent des préoccupations récurrentes.
À Zuénoula, la rentrée scolaire a donc bien commencé. Les élèves sont en classe, les enseignants dispensent leurs cours et les établissements ont retrouvé leur animation habituelle. Mais derrière cette reprise des activités se pose une question plus profonde : celle des conditions matérielles dans lesquelles l’École accueille chaque jour ceux qui la font vivre.
Les opérations de nettoyage et les efforts consentis par les communautés permettent de préparer la rentrée. Leur pérennisation, elle, semble dépendre désormais de la réalisation d’infrastructures durables, capables de garantir aux élèves et aux enseignants un environnement à la fois sain, sécurisé et propice aux apprentissages.
Des réponses structurelles pour sortir des solutions de fortune
Le directeur de l’EPP Municipalité 1en compagnie de ses collègues de Municipalité 2 et 3 ainsi que de la directrice du pré-scolaire Liberté Mme Yeo née Bassa Ange Anita dans la cours du groupe scolaire Municipalité
Face aux difficultés relevées dans plusieurs établissements scolaires de Zuénoula, la question des solutions apparaît désormais incontournable. Pour les acteurs de l’école, les opérations ponctuelles de nettoyage ou les initiatives isolées ne sauraient suffire à répondre à des besoins qui touchent directement aux conditions d’apprentissage et de travail.
Pour Yao Agnigora Guillaume, vice-président de l’Assemblée du COGES du groupe scolaire Zuénoula Centre, les réponses attendues doivent ainsi s’inscrire dans la durée et porter sur les infrastructures essentielles.
Du côté du groupe scolaire Municipalité, le directeur de l’EPP Municipalité 1, Kouakou N’Goran Aimé, partage cette préoccupation. À ses yeux, l’ampleur des besoins appelle une intervention d’une autre dimension, capable de traiter simultanément les déficits constatés dans plusieurs domaines.
« On a besoin d’un plan Marshall », lance-t-il, évoquant notamment les besoins en points d’eau, sanitaires, électricité, clôture et mobilier.
Au-delà de l’expression imagée, le constat dressé sur le terrain renvoie à des besoins très concrets : disposer d’eau pour les gestes d’hygiène, de toilettes adaptées pour les élèves et les enseignants, d’enceintes sécurisées et d’équipements permettant aux établissements de fonctionner dans de meilleures conditions.
La municipalité annonce des investissements dans les écoles
Face à ces préoccupations, le premier adjoint au maire de Zuénoula, Koné Yaya, a, au nom du député-maire Koné Souleymane, assuré les responsables des établissements scolaires de la disponibilité de la municipalité à œuvrer à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Il a indiqué que le député-maire ambitionne notamment, pour 2027, de renforcer les infrastructures scolaires à travers la construction de clôtures pour plusieurs établissements, la réalisation de latrines et de bâtiments scolaires, ainsi que l’extension de l’offre préscolaire afin de répondre aux besoins des enfants.
Ces perspectives concernent également l’équipement et l’amélioration du cadre scolaire. Koné Yaya a annoncé l’éclairage de six écoles ainsi que la confection en cours de 1 200 tables-bancs, dont une partie est déjà achevée.
Il a également assuré que la municipalité entend poursuivre les travaux déjà engagés dans certains établissements de la ville.
À travers ces différentes annonces, l’objectif affiché est de contribuer à transformer progressivement le cadre scolaire, en agissant à la fois sur la salubrité, la sécurité et les équipements.
Le premier adjoint au maire a souligné que ces actions s’inscrivent dans la volonté du député-maire de rendre les écoles plus propres, plus sécurisées et mieux équipées, afin de faciliter les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des enseignants.
Des fauteuils de direction aux infrastructures scolaires : les premiers gestes de la municipalité
Au-delà des grands travaux annoncés, la municipalité a également engagé des actions destinées à améliorer les conditions de travail des responsables d’établissements.
Koné Yaya a ainsi rappelé que la municipalité avait récemment offert des fauteuils de direction aux directeurs d’école, afin de leur permettre d’exercer leurs fonctions dans de meilleures conditions.
Cette initiative constitue l’un des volets des actions entreprises au profit des établissements scolaires. Mais sur le terrain, les responsables rencontrés mettent surtout en avant des besoins qui touchent directement au fonctionnement quotidien des écoles.
Les annonces municipales apportent ainsi des éléments de réponse aux préoccupations exprimées au cours de la tournée dans les établissements. Elles ouvrent des perspectives, notamment en matière de clôtures, de latrines, de bâtiments scolaires, d’éclairage et de mobilier.
Cependant, plusieurs besoins demeurent encore à satisfaire, particulièrement en ce qui concerne l’accès permanent à l’eau, la disponibilité des sanitaires, l’hygiène, l’électricité et la sécurisation complète des enceintes scolaires.
L’école attend désormais des investissements à la hauteur des besoins
À Zuénoula, les responsables des établissements visités souhaitent donc voir les efforts se poursuivre et s’amplifier. Ils appellent à davantage d’investissements dans les infrastructures sanitaires et la sécurisation des écoles, avec l’appui des collectivités territoriales, des services compétents, des cadres, des opérateurs économiques et des partenaires de l’éducation.
Car, sur le terrain, les besoins ne relèvent pas uniquement du confort. Ils touchent aux conditions mêmes dans lesquelles l’enseignement et l’apprentissage peuvent se dérouler.
Un point d’eau permet de répondre aux besoins d’hygiène. Des toilettes adaptées évitent aux élèves et aux enseignants de quitter l’établissement pendant les heures de cours. Une clôture contribue à protéger l’espace scolaire des animaux et des mouvements de véhicules. L’électricité et le mobilier participent, eux aussi, à l’amélioration du cadre d’apprentissage.
Ces équipements, pris séparément, peuvent sembler élémentaires. Ensemble, ils constituent pourtant les fondations d’un environnement scolaire digne et fonctionnel.
À Zuénoula, une rentrée commencée, un chantier encore ouvert
À Zuénoula, la rentrée scolaire 2026-2027 a bel et bien commencé. Les salles de classe se sont remplies, les enseignants ont repris leurs cours et les élèves ont retrouvé leurs habitudes scolaires.
Mais derrière cette reprise se dessine une autre réalité, révélée par la visite de plusieurs établissements : pour certaines écoles, l’enjeu ne se limite plus à faire revenir les élèves en classe. Il s’agit désormais de leur offrir les conditions sanitaires et sécuritaires indispensables pour y apprendre durablement et dans de bonnes conditions.
Les efforts des parents d’élèves, des enseignants, des responsables d’établissements et des collectivités permettent de maintenir l’école en fonctionnement. Les annonces d’investissements constituent, elles, des perspectives pour améliorer progressivement les infrastructures.
Reste désormais à transformer ces perspectives en réalisations concrètes, afin que l’eau, les toilettes, l’hygiène, l’électricité, le mobilier et la sécurité cessent d’être des préoccupations quotidiennes et deviennent des acquis durables de l’école à Zuénoula.
(AIP)
akr/zaar
Reportage réalisé par Amani Kouakou Robert Correspondant presse à Zuénoula
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- Published
- September 30, 2026
- Byline
- ALAIN ZAGADOU