Ils étaient habitués à regarder les autres recevoir les honneurs. Cette fois, leur nom est sur la liste. Pour cette soixante-dixième édition du Ballon d’Or, six joueurs voient leur nom apparaître pour la première fois de leur carrière sur la prestigieuse liste des 30 nominés.
Pau Cubarsí, ce vétéran âgé de 19 ans
Il est très jeune mais il regarde ses aînés droit dans les yeux et les tutoie. Pau Cubarsí (19 ans) est le deuxième joueur le plus jeune à être nommé (né le 22 janvier 2007) après son coéquipier en sélection et en club Lamine Yamal (13/07/2007). Le défenseur du FC Barcelone a prouvé lors de la saison 2025-2026 qu’il n’a plus grand-chose d’un jeune qui apprend. Titulaire régulier en Catalogne, Cubarsí a remporté la Liga et la Supercoupe d’Espagne en 2026, avant de devenir champion du monde avec l’Espagne. Au Mondial, il a disputé les huit rencontres, affichant notamment 96 % de passes réussies et seulement un but encaissé par la Roja sur l’ensemble du tournoi. Il a également été désigné meilleur jeune de la Coupe du monde.
Cucurella, de l’ombre à la lumière
Son histoire est celle d’un joueur qui a fini par faire taire les doutes. Après des débuts compliqués à Chelsea, l’Espagnol s’est imposé comme un élément important des Blues au fil des années. En 2025-2026, il a disputé 50 matches toutes compétitions confondues, dont 43 titularisations, se montrant décisif à cinq reprises. Il a été champion du monde avec l’Espagne, faisant partie des meilleurs joueurs de la Roja lors de cette campagne, délivrant notamment deux passes décisives. Il a réduit au silence de nombreux attaquants lors de cette compétition, dont Michael Olise, flamboyant avant de croiser le nouveau joueur du Real Madrid.
Bruno Fernandes, enfin son heure de gloire
À 31 ans, le Portugais n’a certainement pas découvert son talent cette saison. Mais il a enfin reçu la reconnaissance individuelle qui lui manquait. Avec Manchester United, il a réalisé une saison exceptionnelle : 9 buts et surtout 21 passes décisives en Premier League, nouveau record sur une saison dans le championnat anglais. United a terminé troisième et retrouvé la Ligue des champions. Fernandes a également été élu joueur de l’année de la PFA. Une première nomination au Ballon d’Or qui ressemble presque à une récompense pour sa fidélité et sa constance chez les Red Devils.
Gabriel Magalhães, le patron de l’ombre
Le Brésilien n’a pas besoin de marquer trois buts par match pour peser sur une saison. Pilier de la défense d’Arsenal, Gabriel a participé au retour des Gunners au sommet de la Premier League, remportée en 2025-2026. Il a disputé 32 matches de championnat, dont 30 comme titulaire, avec 3 buts et 4 passes décisives. Arsenal est la meilleure défense du championnat n’ayant encaissé que 27 buts. Gabriel a également été retenu dans l’équipe-type de la saison de la PFA.
Willian Pacho, le roc équatorien
Son ascension est impressionnante. Arrivé au PSG en provenance de l’Eintracht Francfort, Pacho s’est rapidement imposé dans la défense parisienne. En 2025-2026, il a disputé 23 matches de Ligue 1 et 26 matches toutes compétitions européennes et nationales confondues selon les relevés statistiques disponibles, contribuant à la saison historique du PSG. Surtout, il a remporté la Ligue des champions avec Paris. À 24 ans, l’Équatorien découvre donc le Ballon d’Or avec déjà une Coupe aux grandes oreilles dans son palmarès.
Julián Quiñones, l’invité surprise venu d’Arabie saoudite
Son nom est peut-être le moins attendu de cette liste mais ses chiffres parlent pour lui. Avec Al-Qadsiah, l’attaquant mexicain a terminé meilleur buteur de la Saudi Pro League avec 33 buts en 2025-2026. Son club a terminé quatrième du championnat, tandis que Quiñones s’est installé devant des références comme Cristiano Ronaldo et Karim Benzema au classement des buteurs. Né en Colombie et devenu international mexicain, il a ensuite participé à la Coupe du monde 2026. Son parcours, des terrains colombiens jusqu’à la scène du Ballon d’Or, donne à sa nomination une saveur particulière.
Le 26 octobre, à Londres, ils ne seront peut-être pas les favoris. Mais pour une première invitation au grand bal du football mondial, ils ont déjà gagné quelque chose : la reconnaissance.
Par Yaya SOW