
Si elle était principalement invitée à réagir à la recrudescence des féminicides au Cameroun, la Minproff a également été interrogée sur un autre sujet qui alimente le débat politique : le remaniement ministériel annoncé depuis plusieurs mois. Sans détour, Marie-Thérèse Abena Ondoa a affiché sa sérénité. « Le remaniement ministériel est normal et ça ne […]
Si elle était principalement invitée à réagir à la recrudescence des féminicides au Cameroun, la Minproff a également été interrogée sur un autre sujet qui alimente le débat politique : le remaniement ministériel annoncé depuis plusieurs mois. Sans détour, Marie-Thérèse Abena Ondoa a affiché sa sérénité. « Le remaniement ministériel est normal et ça ne nous effraie pas. Nous avons remplacé quelqu’un à ce poste et nous nous attendons à être remplacés un jour, c’est ainsi la vie. Nous continuons à remercier le Chef de l’État pour la confiance », a déclaré la ministre.
En poste depuis janvier 2019 à la tête du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa a insisté sur le fait que les spéculations autour d’un éventuel remaniement n’affectent pas le fonctionnement de son département ministériel.
Selon elle, les membres du gouvernement doivent poursuivre leurs missions jusqu’à une éventuelle décision du président de la République. « Le travail continue d’arrache-pied au Minproff », a-t-elle assuré, non sans témoigner de la reconnaissance envers Paul Biya pour la confiance qui lui est accordée.
À la suite de sa réélection à la présidentielle d’octobre 2025, Paul Biya avait laissé entendre qu’une nouvelle équipe gouvernementale serait constituée. Lors de son traditionnel message à la jeunesse du 11 février 2026, le chef de l’État avait même évoqué la nomination d’un nouveau gouvernement dans les « prochains jours ». Plus de six mois après cette annonce, aucune décision en ce sens n’a toutefois été rendue publique.
Le retour de Paul Biya à Yaoundé après plus de 70 jours passés à l’étranger, a relancé les rumeurs d’un remaniement imminent. Depuis plusieurs jours, responsables politiques, observateurs et médias spéculent sur une possible recomposition de l’exécutif, certains évoquant également les conséquences de la récente révision constitutionnelle ayant réintroduit la fonction de vice-président de la République. En attendant une éventuelle décision du chef de l’État, le gouvernement de Joseph Dion Ngute poursuit ses activités.