La France, c’est lui : le naufrage narcissique du sinistre guignol Bruno Retailleau face à l’Algérie
Par M. Aït Amara – «La France a perdu.» C’est par cette formule d’un ridicule achevé que l’ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a osé commenter la décision de la justice française de le débouter dans l’affaire de l’expulsion de l’influenceur algérien Doualemn. En assimilant de la sorte son propre ... Lire la suite
Par M. Aït Amara – «La France a perdu.» C’est par cette formule d’un ridicule achevé que l’ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a osé commenter la décision de la justice française de le débouter dans l’affaire de l’expulsion de l’influenceur algérien Doualemn. En assimilant de la sorte son propre camouflet juridique à une défaite nationale, Retailleau sombre dans un délire égocentrique grotesque : il se prend pour la France. Cette confusion pathétique entre sa petite personne et les institutions françaises ne fait que mettre à nu une arrogance hors-sol, totalement déconnectée du droit qu’il était censé garantir.
Ce n’est pourtant pas son premier coup d’éclat dans l’exercice de la provocation stérile, particulièrement dès qu’il s’agit d’agiter le chiffon rouge de l’Algérie. On ne compte plus ses sorties médiatiques imprégnées d’un paternalisme néocolonial suranné, exigeant de réviser unilatéralement les accords de 1968 ou multipliant les postures belliqueuses. Des muscles en plastique montrés à distance pour des résultats rigoureusement nuls. Cette diplomatie de pacotille s’avère aussi infertile qu’humiliante pour la fonction qu’il a occupée, n’aboutissant qu’à des impasses géopolitiques absurdes et à des rappels à l’ordre cinglants du Conseil d’Etat.
Pourquoi un tel étalage d’agitation convulsive ? L’ex-locataire de la place Beauvau s’est lancé dans une chasse désespérée : braconner sur les terres électorales du Rassemblement national (RN). En singeant grossièrement la rhétorique xénophobe et identitaire de l’extrême-droite, Retailleau s’abaisse à mendier l’approbation d’un électorat radicalisé. Mais la supercherie fait long feu, et sa stratégie est condamnée à un échec cuisant. Les électeurs préféreront toujours l’original à cette pâle et hypocrite copie. Pendant qu’il gesticule frénétiquement sur les plateaux de télévision, Marine Le Pen avance à pas de géant vers l’Elysée, ramassant sans effort les fruits d’un paysage politique en ruine.
La dynamique triomphante de la cheffe de file du Rassemblement National n’est en rien freinée par les pitreries de cette droite républicaine en perdition. Elle est propulsée par le bilan absolument désastreux d’Emmanuel Macron et une colère populaire qui atteint aujourd’hui son point de rupture. Les Français suffoquent sous les coups de boutoir d’une hausse exagérée et insalubre des prix du carburant qui s’apprête à jeter à nouveau les citoyens en masse dans la rue. L’histoire bégaie de façon dramatique : c’est exactement cette même spoliation à la pompe qui avait allumé la mèche incendiaire des Gilets jaunes. Le ressentiment social est à son comble, l’exaspération économique totale.
Pendant que le pays gronde et menace de basculer dans le chaos, Bruno Retailleau, lui, contemple son nombril avec une complaisance ahurissante. Obsédé par le mirage présidentiel de 2027, il multiplie les simagrées martiales pour tenter de se hisser au sommet de l’Etat. Cette indignation de façade contre les magistrats trahit sa seule et unique boussole : l’avenir de sa petite personne et la satisfaction de son ambition personnelle. En instrumentalisant la justice et le dossier algérien à des fins purement domestiques, il prouve qu’il est prêt à piétiner l’Etat de droit pour exister médiatiquement. Une gesticulation de salon, aussi dérisoire que méprisable face à la tempête sociale qui vient.
L’onde de choc de la future manifestation nationale contre la vie chère risque pourtant de balayer cruellement ces ambitions en chambre. Ce grand embrasement social à venir ne sera pas une simple grogne, mais le catalyseur d’une recomposition politique totale. En bloquant la France, la rue va définitivement sceller le procès du macronisme et acter la faillite de ses oppositions de pacotille. De ce grand déferlement populaire, Bruno Retailleau ne récoltera que le mépris dédaigneux des travailleurs. Sa stratégie du bruit et de la fureur identitaire sera balayée par la réalité de la misère sociale, laissant le champ totalement libre à une Marine Le Pen qui n’aura plus qu’à cueillir un pouvoir mûr, abandonné par des élites aveugles et égocentriques.
M. A.-A.
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- 630 words · 3 min read
- Published
- September 19, 2026
- Byline
- Rédaction
- Source
- Algérie Patriotique