Attaque de Madegoua : le bilan s’alourdit à 15 morts
L’attaque s’est produite aux environs de 2 heures du matin dans ce village du département du Logone-et-Chari et selon les témoignages, des hommes armés ont fait irruption dans le village alors que les habitants dormaient. Un membre du comité de vigilance a indiqué que des hommes auraient été sortis de leurs habitations, ligotés puis tués […]

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L’attaque s’est produite aux environs de 2 heures du matin dans ce village du département du Logone-et-Chari et selon les témoignages, des hommes armés ont fait irruption dans le village alors que les habitants dormaient.
Un membre du comité de vigilance a indiqué que des hommes auraient été sortis de leurs habitations, ligotés puis tués par les assaillants.
Un premier bilan faisait état de 13 personnes décédées. Deux autres victimes, blessées pendant l’attaque et transportées dans un établissement hospitalier de Makary, ont depuis succombé à leurs blessures, portant le bilan à au moins 15 morts. Les premières victimes avaient été inhumées jeudi.
L’identité exacte des assaillants reste cependant à déterminer. Plusieurs sources locales ont attribué l’attaque à Boko Haram, groupe armé actif depuis plusieurs années dans cette partie du Cameroun. Aucun groupe n’avait toutefois revendiqué l’opération dans les heures ayant suivi les faits.
Les motivations de cette nouvelle attaque restent elles aussi incertaines. Le maire de Makary, Agbassi Adoum, a évoqué la possibilité de représailles liées à une précédente opération des forces de sécurité ayant conduit à l’interpellation d’un présumé ravitailleur de Boko Haram et à la saisie d’un important stock de munitions. Cette piste n’a cependant pas été officiellement établie.
De leur côté, certains habitants cités par nos sources soupçonnent un lien avec un ordre que des combattants auraient précédemment donné aux populations de quitter Madegoua. La position du village, situé sur un axe stratégique conduisant vers Makary, pourrait être en cause selon cette hypothèse.
L’Extrême-Nord du Cameroun, frontalier du Nigeria et du Tchad, reste régulièrement touché par les violences de Boko Haram, de l’ISWAP et d’autres combattants armés malgré les opérations sécuritaires menées dans la région.
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- 279 words · 1 min read
- Published
- September 18, 2026
- Byline
- JELA E.
- Source
- Le Bled Parle