RTS : Pape Alé Niang déclasse Alioune Badara Kane

Une décision de la direction générale de la RTS, datée du 12 octobre 2026, met fin aux fonctions de rédacteur en chef de l'actualité internationale occupées par le journaliste et syndicaliste Alioune Badara Kane. Le document confirme ce que l'intéressé dénonce publiquement depuis plusieurs jours. Le texte, intitulé « Décision mettant fin aux fonctions de Rédacteur en chef Actualité internationale », est signé du directeur général de la RTS. Il s'appuie sur la loi du 6 janvier 1992 portant création de la société, sur le décret du 2 mai 2024 portant nomination du directeur général, sur l'accord d'entreprise du 25 mars 2005, sur le protocole d'accord du 17 octobre 2014 et sur une décision du 14 août 2024. Son article premier met fin aux fonctions de rédacteur en chef de l'actualité internationale, précédemment dévolues à Alioune Badara Kane, journaliste à la Direction de la Télévision nationale. L'article 2 précise que la mesure prend effet à la date de signature. Le document ne mentionne aucun motif.
Une mesure que le journaliste dénonce comme une sanction
Alioune Badara Kane voit dans cette décision une tentative de le museler. Il affirme avoir reçu « la plus haute distinction qu'un syndicaliste puisse obtenir » et assure que cela ne l'empêchera pas de continuer à dénoncer ce qu'il considère comme les carences de la direction et à défendre ses camarades. Il parle d'un retour au statut d'agent simple, alors que la décision, elle, se borne à mettre fin à ses fonctions et le maintient comme journaliste à la Télévision nationale. Cette décision tombe dans un climat social déjà très dégradé. Les travailleurs reprochent à la direction de ne pas appliquer l'accord d'entreprise signé en 2024, fruit de plusieurs années de négociations. La marche des agents, puis la plainte du directeur général contre cinq journalistes syndiqués, dont Alioune Badara Kane, ont durci le ton. Le 13 octobre, soit le lendemain de la date portée sur la décision, l'intersyndicale a annoncé une grève générale de trois jours, du 31 octobre au 2 novembre, qui menace la couverture des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar. Les textes cités dans la décision sont l'accord d'entreprise de 2005 et le protocole de 2014. Le document ne fait pas référence à l'accord de 2024 que les syndicats réclament. Les soutiens du directeur général, eux, rejettent l'idée d'une campagne contre les syndicalistes, estiment que le blocage de l'accord social ne lui est pas imputable, et dénoncent un chantage autour des
JOJ
. La direction n'a pas réagi publiquement à ce stade. À moins de dix jours du début du préavis, la retrait de fonctions ajoute un contentieux personnel à un conflit collectif. La suite dépendra de la réponse de la direction, de la position de la tutelle et de la capacité des deux camps à rouvrir le dialogue avant que les antennes ne soient touchées.
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About this article
- Length
- 474 words · 2 min read
- Published
- October 22, 2026
- Byline
- Diack Sall
- Source
- Senenews