Plan d’autonomie : Un soutien fort des puissances internationales
**L’ambassadeur américain auprès des Nations Unies, Mike Waltz, a affirmé devant le Conseil de sécurité que la Minurso, dont le mandat n’a pas été reconduit, était «malheureusement devenue le symbole immuable d’un projet voué à l’échec». **
**Nations Unies : **Plusieurs puissances internationales siégeant au Conseil de sécurité ont apporté leur soutien à l’Initiative marocaine alors que la Minurso avait du mal à suivre le rythme. Eclairages.
Au fil des années, la Minurso était devenue le symbole d’un projet directement sorti d’une autre époque. Un projet voué à l’échec selon les termes utilisés par la diplomatie américaine à l’Organisation des Nations Unies (ONU).
L’ambassadeur américain auprès des Nations Unies, Mike Waltz, a affirmé devant le Conseil de sécurité que la Minurso, dont le mandat n’a pas été reconduit, était «malheureusement devenue le symbole immuable d’un projet voué à l’échec».
«Nous avons clairement indiqué que nous ne pouvions pas soutenir le renouvellement, année après année et décennie après décennie, de mandats qui n’ont pas donné de résultats ou qui ne peuvent pas en donner, et qui, (…) dans le cas présent [de la Minurso], ne sont pas viables», a déclaré l’ambassadeur américain dans son explication de vote sur la non-reconduction du mandat de la Minurso.
Constatant que depuis 35 ans, la Minurso «n’a pas atteint son objectif initial», M. Waltz a affirmé : «Nous ne pouvons pas maintenir une mission dont le nom même ne reflète pas la réalité sur le terrain et opter pour le statu quo».
Et d’ajouter que d’après le personnel même de cette mission onusienne, «la Minurso consacre environ 80% de son temps à simplement se réapprovisionner».
A cet égard, l’ambassadeur américain a rappelé qu’en 2002 déjà, l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avait lui-même proposé au Conseil de sécurité de mettre fin au mandat de la Minurso.
«C’était il y a 24 ans, et nous en sommes toujours là», a-t-il encore regretté devant les membres du Conseil, ajoutant que pendant ce temps, des milliers de personnes restent coincées dans les camps de Tindouf, où «les deux tiers des enfants de moins de cinq ans souffrent d’anémie, selon les conclusions de l’ONU».
«C’est déchirant. Un tiers [des enfants] souffre d’un retard de croissance. 10% reçoivent une alimentation minimale acceptable. Une génération entière a grandi dans ces camps», s’est révolté l’ambassadeur US.
«Nous ne devons pas maintenir un statu quo qui aboutirait à une nouvelle génération vivant dans ces conditions», a martelé M. Waltz.
Par conséquent, l’ambassadeur a appelé à «poursuivre les efforts diplomatiques», en rappelant que le président Donald Trump avait «ramené les parties à la table des négociations, aux côtés des Nations Unies et de l’Envoyé personnel du Secrétaire général».
«Ce travail ne doit pas s’arrêter (…) Nous devons tenter quelque chose de nouveau», a conclu l’ambassadeur américain.
De son côté, l’ambassadeur de la France à l’ONU, Jérôme Bonnafont, a réaffirmé devant le Conseil de sécurité la position constante de son pays en faveur de la souveraineté du Maroc sur son Sahara.
«Le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine», a réitéré l’ambassadeur français dans son explication de vote sur la non-reconduction du mandat de la Minurso par le Conseil de sécurité.
Il a également souligné la position de soutien de la France à l’Initiative marocaine d’autonomie en tant que «seule base» de négociations en vue de régler définitivement le conflit artificiel autour du Sahara marocain.
«C’est donc bien sur la seule base du Plan d’autonomie marocain que nous appelons au réengagement des discussions pour aboutir à une solution juste, durable et négociée», a dit M. Bonnafont.
De son côté, le Royaume-Uni a renouvelé devant le Conseil de sécurité de l’ONU sa position en appui à l’Initiative d’autonomie pour le Sahara marocain, qu’il considère comme la solution «la plus crédible, viable et pragmatique» au différend régional autour du Sahara marocain.
Dans son explication de vote à la suite de la non-reconduction du mandat de la Minurso par le Conseil de sécurité, l’ambassadrice représentante permanente du Royaume-Uni auprès de l’ONU, Sarah MacIntosh, a souligné que l’Initiative marocaine d’autonomie «constitue la base la plus crédible, viable et pragmatique pour une résolution durable à ce différend».
L’ambassadrice britannique a, dans ce cadre, exhorté les membres du Conseil à aborder la question du Sahara «avec la volonté d’accélérer les progrès vers une solution juste, durable et mutuellement acceptable».
A noter que plusieurs autres membres non permanents du Conseil de sécurité ont apporté leur soutien au Maroc. C’est le cas pour le Royaume de Bahreïn qui a réitéré devant le Conseil de sécurité des Nations Unies sa «position constante» de soutien à la marocanité du Sahara et à l’Initiative marocaine d’autonomie.
Le Royaume de Bahreïn «réitère sa position constante sur la marocanité du Sahara, ainsi que son plein soutien à la souveraineté du Royaume du Maroc frère» sur ses provinces du Sud, a déclaré l’ambassadeur de Bahreïn à l’ONU, Jamal Fares, dans son explication de vote suite à la non-reconduction du mandat de la Minurso.
M. Fares a également réaffirmé le soutien de son pays à l’Initiative d’autonomie au Sahara sous souveraineté marocaine, la considérant comme «la base sérieuse, réaliste et crédible pour parvenir à une solution politique définitive, durable et consensuelle, de nature à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région».
Même son de cloche chez le Liberia qui a également réitéré devant le Conseil de sécurité son ferme soutien à l’Initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine, visant à parvenir à une solution définitive au différend régional autour du Sahara marocain. «Nous soutenons la Proposition d’autonomie du Maroc», a souligné l’ambassadeur représentant permanent du Liberia auprès de l’ONU, Lewis Garseedah Brown II, dans son explication de vote à la suite de la non-reconduction du mandat de la Minurso.
A ce propos, l’ambassadeur a affirmé que «le temps qui passe ne saurait se substituer aux progrès vers la paix», tout en formant le vœu de voir se concrétiser un engagement sérieux et «une pleine coopération» en vue d’une solution définitive sur la base de l’Initiative marocaine d’autonomie.
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- Published
- November 5, 2026
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- Aujourd'hui