Tabaski 2027 : l’État privilégie la production nationale de moutons

Le ministre de l’Élevage, Me Ousmane Diagne, a dressé jeudi 15 octobre 2026 à Rufisque un bilan positif de la Tabaski 2026 : 1 069 356 moutons ont été mis sur le marché, pour un objectif de 900 000. Pour la campagne 2027, prévue à la mi-mai, il annonce que les financements cibleront désormais la production nationale.
Bilan de la Tabaski 2026
À sept mois de la prochaine fête, le ministère a choisi d’avancer son calendrier. Éleveurs, partenaires financiers et représentants des Forces de défense et de sécurité se sont réunis à Rufisque pendant plus de six heures pour évaluer l’opération 2026 et préparer l’édition 2027.
Le ministre a justifié ce changement : « D’habitude, l’atelier d’évaluation se déroulait au mois de mars. L’organiser dès le mois d’octobre nous laisse une marge de manœuvre assez importante pour améliorer ce qui a été fait de bon, mais surtout rectifier ce qui doit l’être. » Les éleveurs présents ont unanimement salué cette anticipation.
Sur les chiffres, la tutelle affiche sa satisfaction. « Globalement, le bilan a été une réussite. Sur un objectif de 900 000 moutons, nous en avons obtenu 1 069 356 têtes, soit 118,82 %, avec un reliquat de 144 727 sujets enregistrés au lendemain de la fête », a détaillé Me Diagne. Il attribue ce résultat à l’appui de l’État, à travers le Fonds d’appui à la stabulation (Fonstab), et au soutien des partenaires financiers.
Doléances des éleveurs
Les éleveurs ont nuancé ce bilan. Ils ont pointé l’importance des invendus constatés après la
Tabaski
, qu’ils imputent à l’ouverture du marché aux importations. Ils se sont toutefois montrés indulgents envers le ministre, nommé à la tête du département après la dernière campagne.
Les professionnels ont aussi présenté leurs doléances : une gouvernance mieux adaptée de l’opération, avec une meilleure organisation des points de vente, une baisse du coût de l’aliment de bétail, une lutte renforcée contre le vol de bétail et les abattages clandestins, et un accès facilité au financement.
Le ministre s’est engagé à apporter des réponses avec l’appui de ses services techniques. Au-delà de la consolidation des acquis, il entend réorienter l’action de la tutelle vers l’amont de la filière : les prochains financements iront en priorité aux acteurs de la production, afin que les moutons consommés à la Tabaski soient élevés au Sénégal.
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- 387 words · 2 min read
- Published
- October 19, 2026
- Byline
- Khadija Sène
- Source
- Senenews