PPP au Sénégal : le patronat réclame des quotas de sous-traitance locale
Réunis à la CCIAD, les acteurs économiques sénégalais réclament des quotas de sous-traitance et de participation au capital pour renforcer les entreprises locales.

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Trois contrats de partenariats public-privé ont été signés en trois ans depuis l’entrée en vigueur de la loi de 2021. Ce bilan, présenté lors du Grand Débat consacré aux PPP, nourrit les inquiétudes du secteur privé sénégalais, alors que les entreprises cherchent à peser davantage dans l’accès aux grands projets de l’État.
La rencontre s’est tenue mercredi 16 septembre 2026 dans les locaux de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar, selon Seneplus. Les représentants du patronat y ont demandé une révision des règles qui encadrent l’accès aux grands projets de l’État. La Primature doit prolonger ces échanges dès jeudi 17 septembre, au Building administratif Président Mamadou Dia, où le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mouhamed Lô réunira les principales organisations du secteur privé. Cette séance doit ouvrir un cadre de concertation sur les freins à l’activité et les solutions proposées par les entreprises.
La question des interlocuteurs appelés à participer au dialogue pèse toutefois sur cette séquence. L’audience accordée par le président Bassirou Diomaye Faye au secteur privé avait suscité une controverse sur la sélection des personnalités reçues au Palais. Adama Gaye avait notamment dénoncé la reproduction de pratiques anciennes dans le choix des représentants, un débat qui renvoie à la capacité des organisations patronales à parler au nom de l’ensemble du tissu économique.
La demande de quotas de sous-traitance locale figure au centre des échanges. Les opérateurs souhaitent aussi des obligations de participation au capital afin d’éviter que les entreprises nationales restent cantonnées à des rôles secondaires face aux groupes internationaux. Baïdy Agne, président du Conseil National du Patronat, a relayé les préoccupations liées aux garanties financières, aux fonds propres et à la taille critique exigés des candidats.
Abdoulaye Ly, consultant du Club des Investisseurs Sénégalais, a chiffré à 18 000 milliards de francs CFA le besoin de financement nécessaire pour porter la croissance au-delà de 7 %. Il a cité la souveraineté alimentaire et le projet « Gas-to-Power » parmi les secteurs pouvant recourir aux PPP. Selon lui, ce projet pourrait faire passer le coût du kilowatt-heure de 110 à 60 francs CFA.
De son côté, Papa Mamadou Gueye, secrétaire de l’Unité Nationale d’Appui aux Partenariats Public-Privé, a expliqué que chaque dossier doit être examiné sur les plans juridique, financier, commercial et environnemental. L’UNAPPP a annoncé des actions de vulgarisation, de formation et de renforcement des capacités des entreprises sénégalaises. Abdoulaye Sow, président de la CCIAD, a appelé à créer des consortiums réunissant industriels, banques et assurances locaux, en s’inspirant d’expériences menées au Maroc, au Ghana, au Kenya et en Mauritanie. La Direction Centrale des Marchés Publics maintient l’appel d’offres comme principe et l’entente directe comme exception encadrée.
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- Length
- 442 words · 2 min read
- Published
- September 17, 2026
- Byline
- Faty BA
- Source
- Senego