Les 500 millions de FCFA de Marie Khone Faye à nouveau au coeur de la polémique

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La contribution de 500 millions de francs CFA annoncée le 5 septembre par le président Bassirou Diomaye Faye, au nom de la Fondation nationale Sénégal Solidaire dirigée par la Première dame Marie Khone Faye, continue d'alimenter le débat public. Après les interrogations sur l'origine des fonds destinés à l'achat de 200 000 billets pour les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), c'est désormais leur affectation qui est remise en question, à la faveur d'une note de la députée Salimata Dieng suggérant une tout autre priorité. L'ancienne chargée de mission de la présidence estime que cette enveloppe pourrait utilement servir à la mise à niveau et à l'équipement du centre de santé Philippe Maguilen Senghor, régulièrement confronté aux inondations pendant l'hivernage. « Les solutions existent. Ce qui semble aujourd'hui faire défaut, c'est surtout la volonté de les mettre durablement en œuvre », affirme la parlementaire du groupe Pastef, pointant ainsi un manque de volonté des autorités face à un problème pourtant connu de longue date. Pour Salimata Dieng, le sujet ne peut plus être traité à coups d'interventions ponctuelles. Elle interpelle directement le ministère chargé de l'Assainissement afin qu'« une réponse structurelle soit apportée au problème récurrent d'inondation du centre de santé Philippe Maguilen Senghor », insistant sur la nécessité de passer enfin « des actes » à des « solutions durables ». Une sortie qui intervient alors que la contribution de la Fondation Sénégal Solidaire fait déjà l'objet de vives critiques à l'Assemblée nationale, où plusieurs députés, dont le troisième vice-président Ismaïla Diallo, ont questionné le cadre juridique permettant à la fondation de mobiliser une telle somme, contraignant le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô à défendre publiquement l'initiative. Selon la députée, la situation du centre de santé « affecte directement l'accès aux soins des populations Yoffoises ». Les fortes pluies qui ont touché Dakar le mardi 15 septembre, avec 52 millimètres enregistrés, ont d'ailleurs paralysé l'établissement, contraignant le personnel soignant à transformer la salle des urgences en zone de consultations pour maintenir un minimum de service. Une illustration concrète, selon Salimata Dieng, de l'écart entre l'ampleur des moyens mobilisés pour des opérations de communication et les besoins urgents des structures sanitaires de proximité. Du côté du pouvoir, on continue de défendre la légitimité de l'initiative. Le parti présidentiel
Kiiraay
a rappelé à plusieurs reprises que les 500 millions de francs CFA ne proviennent pas du budget de l'État mais de bailleurs internationaux, d'entreprises et de mécènes, et qu'ils ne représentent que 3 % du budget global des JOJ Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre. Une clarification qui n'a toutefois pas suffi à éteindre la polémique, la note de la députée Salimata Dieng relançant le débat sur les priorités budgétaires du pays, entre l'événementiel sportif et les besoins sanitaires de base.
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- Length
- 464 words · 2 min read
- Published
- September 16, 2026
- Byline
- Diack Sall
- Source
- Senenews