États-Unis : condamnée à mort à 18 ans, Christa Pike échappe à son exécution à la dernière minute

Christa Pike, 50 ans, devait devenir ce mercredi 30 septembre 2026 la première femme exécutée dans l’État américain du Tennessee depuis plus de 200 ans. Condamnée à mort en 1996 pour le meurtre d’une jeune femme, elle a finalement bénéficié d’une suspension judiciaire moins de deux heures avant son exécution prévue par injection létale.
Trente ans après sa condamnation à mort, Christa Gail Pike a échappé, du moins temporairement, à son exécution. Ce mercredi 30 septembre 2026, la cour fédérale d’appel du sixième circuit des États-Unis a ordonné un sursis de courte durée afin d’examiner certains arguments soulevés par ses avocats.
Cette décision intervient alors que le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, avait rejeté, lundi 28 septembre, la demande de commutation de peine introduite par la défense. Christa Pike devait être exécutée à la prison de haute sécurité de Riverbend, à Nashville.
Un meurtre commis alors qu’elle n’avait que 18 ans
L’affaire remonte à janvier 1995. Christa Pike, alors âgée de 18 ans, avait participé avec son petit ami de 17 ans et une troisième personne au meurtre de Colleen Slemmer, une jeune femme de 19 ans rencontrée dans un centre de formation professionnelle de Knoxville.
La victime avait été attirée dans une zone boisée avant d’être torturée et assassinée. Selon les éléments présentés au procès, Christa Pike considérait notamment Colleen Slemmer comme une rivale sentimentale.
En mars 1996, elle avait été reconnue coupable de meurtre au premier degré et condamnée à la peine capitale. Son compagnon avait, pour sa part, écopé d’une peine de prison à perpétuité, avec possibilité de libération conditionnelle.
Une première exécution féminine depuis plus de deux siècles
Si son exécution avait été menée à terme, Christa Pike serait devenue la première femme mise à mort par l’État du Tennessee depuis 1820.
Selon les données du Death Penalty Information Center, les exécutions de femmes demeurent extrêmement rares aux États-Unis. Depuis la reprise de l’application de la peine capitale en 1976, seules 18 femmes figurent parmi les 1 683 personnes exécutées recensées avant cette date.
Dans leur demande de clémence, les avocats de Christa Pike avaient notamment mis en avant les violences sexuelles et les traumatismes subis durant son enfance et son adolescence, ainsi que ses antécédents psychiatriques documentés.
Ils réclamaient une commutation de sa condamnation en peine de réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.
La mère de Colleen Slemmer s’était, de son côté, publiquement prononcée en faveur de l’application de la condamnation à mort.
La suspension prononcée ce mercredi ne constitue toutefois pas une annulation définitive de la peine capitale. Le procureur général du Tennessee a immédiatement demandé à la Cour suprême des États-Unis de lever le sursis accordé à Christa Pike.
Sources : Reuters, Associated Press, Death Penalty Information Center, 30 septembre 2026.
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- 460 words · 2 min read
- Published
- September 30, 2026
- Byline
- Sidoine F.
- Source
- Le Bled Parle