
Il est 1h du matin quand des coups de feu déchirent le silence du quartier Tamdja à Bafoussam. Des individus armés visent la fenêtre d’un domicile, à deux reprises. Ce qui suit tient de l’horreur pure, un homme abattu devant ses propres enfants pris en otage quelques minutes plus tard.
Deux femmes qui dormaient dans la maison sont les premières à réaliser le danger. Elles parviennent à s’échapper par la porte arrière, pendant que les malfaiteurs éventrent la porte centrale de la résidence. À l’extérieur, elles cherchent de l’aide dans le quartier encore plongé dans le noir.
C’est là que le chef de famille, connu comme papa Maurice, se retrouve face à face avec les criminels. Il est abattu à bout portant. Les malfrats enjambent alors son corps baignant dans une mare de sang, sans un regard, et se dirigent droit vers les enfants restés à l’intérieur.
Ils prennent les enfants en otage et exigent une somme d’argent précise. Le détail qui glace, c’est qu’ils semblaient déjà savoir que cette somme se trouvait dans la maison. La famille s’exécute, remet l’argent, et les ravisseurs libèrent les enfants avant de quitter les lieux.
Le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Bafoussam. Franchement, ce genre d’attaque nocturne, ciblée et visiblement préparée à l’avance, pose question sur la sécurité dans ce quartier de la capitale de l’Ouest.
Les assaillants connaissaient les lieux. Ils connaissaient aussi l’existence de l’argent réclamé. Difficile de ne pas y voir une opération préméditée, peut-être avec des complicités locales, même si l’enquête devra le confirmer.
On ne sait pas encore combien étaient ces individus armés, ni s’ils ont été identifiés depuis. Mais l’onde de choc dans le quartier Tamdja est déjà là, et elle risque de durer.
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