Après l’axe Douala-Bafoussam, Paul Biya débloque 228 milliards de FCFA pour la modernisation d’un corridor international

Le Cameroun poursuit sa stratégie de modernisation de ses principaux axes de transport les plus stratégiques. Par le décret n°2026/321 signé le 2 octobre 2026, Paul Biya autorise le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire à conclure, avec la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), un accord de crédit de 347,5 millions d’euros, soit environ 228 milliards de FCFA. Ce financement est destiné à la réalisation du projet de corridor économique Douala-Bangui, l’un des plus importants chantiers d’intégration sous-régionale.
Long d’environ 1 500 kilomètres, cet axe relie le port autonome de Douala à Bangui, capitale de la République centrafricaine. Il constitue la principale porte d’entrée des marchandises destinées à ce pays enclavé, plus de 80 % de son commerce extérieur transitant par cette liaison routière.
Le projet vise à lever plusieurs contraintes qui pénalisent aujourd’hui le corridor, notamment la vétusté des infrastructures, le coût élevé du transport des marchandises et les nombreuses tracasseries rencontrées par les transporteurs.
Ce financement fait partie d’un plus vaste projet engagé avec la Banque mondiale, qui avait approuvé en juin 2026 une enveloppe globale de 1,12 milliard de dollars pour transformer ce corridor stratégique. Parmi les principaux investissements figure la reconstruction de la Nationale 3 entre Yaoundé et Édéa, sur un linéaire de 164 kilomètres, avec le redressement des virages dangereux, la création de voies de dépassement en 2×2 voies, la modernisation des stations de pesage et le déploiement de dispositifs numériques d’aide à la circulation des poids lourds.
Après le financement de la route Douala-Bafoussam acté par un précédent décret du Chef de l’Etat que la rédaction de Lebledparle.com n’a pas manqué de relayer, le gouvernement concentre désormais ses efforts sur un autre axe vital, non seulement pour l’économie camerounaise, mais aussi pour les échanges commerciaux entre le Cameroun et l’hinterland d’Afrique centrale.
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- 307 words · 2 min read
- Published
- October 4, 2026
- Byline
- LMZ
- Source
- Le Bled Parle