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Avant les vacances étaient synonymes de repos et de détente. C’était également un moment propice de rendre une visite de courtoisie à un parent. De nos jours, ce n’est plus le cas. Les jeunes femmes mettent à profit leur temps libre pour se lancer dans l’apprentissage des travaux manuels la cosmétique, la coiffure, la pâtisserie.
**‘‘Za****imar Quality’’, jeune entreprise **
Créée le 08 mars 2026, elle est spécialisée dans la fabrication des produits cosmétiques et la transformation artisanale. L’idée est d’aider les jeunes filles à lutter contre le chômage, leur apprendre les « B.A-BA des mains », c’est-à-dire les travaux manuels. « Ne serait-ce qu’un peu, la personne va se débrouiller au fur et à mesure, et elle ne peut pas rester sans avoir quelque chose en main. Dans le domaine de la cosmétique, nous faisons des savons liquides, des dettols, des parfums de chambre, des pommades pour cheveux, des eaux de cologne. Pour la transformation artisanale, il y a les nougats, les biscuits, les woudjilas et les petits cailloux et bien d’autres produits », explique la promotrice, Mme Abdoulaye Ramatou Kanda.
Mme Abdoulaye Ramatou Kanda, promotrice de Zaimar Quality, au micro de notre reporter
Admise au BEPC, Mlle Rachida Idrissa a participé à la formation en cosmétiques. « Je voulais savoir comment faire le savon liquide pour pouvoir le faire non seulement pour mes parents, mais pour moi aussi quand je vais me marier, je n’ai pas besoin d’aller acheter quelque part, je le ferai seule bien sûr. Sans oublier les parfums de chambre et les amuse bouches qu’on n’a pas besoin d’aller acheter. C’est pourquoi je me suis engagée à venir faire la formation. Le dettol aussi qui sert à désinfecter surtout les toilettes et les habits sales. C’est pourquoi je suis venue pour apprendre. La formation était agréable car la formatrice réexplique là où on n’a pas compris. Après avoir suivi la formation, je compte faire surtout sur le savon liquide et le parfum de chambre pour vendre », témoigne Rachida.
‘’Beauty by Mira’s’’
Ce salon de coiffure forme des jeunes filles et femmes sur le make up et l’attache de foulards. Je fais un peu du tout pour les femmes. J’ai commencé avec le maquillage. C’est tout récemment que j’ai intégré d’autres services à savoir la tresse, le henné, la pédicure et la manicure, la pose d’ongles et de cils. Dans l’année, c’est une seule fois que je lance une formation, plus précisément pendant les vacances (entre août et septembre). Alhamdou Lillah, les gens participent beaucoup. L’année dernière, j’ai formé trente (30) personnes, mais cette année, c’est à peu près vingt-cinq (25) apprenantes. La concurrence ne m’a jamais posé de problème parce que c’est ce que je dois avoir que je gagne. Ce qui m’inspire le plus, c’est ma clientèle. A chaque fois que je maquille une cliente, elle me propose à plusieurs clientes. C’est vraiment ce qui me motive, parce que, parmi celles qui ont suivi la formation de l’année précédente, sept (7) ont leur propre salon de coiffure. C’est vraiment une fierté pour moi », confie la promotrice Hassane Mounkaila Samiratou.
Hassane Mounkaila Samiratou, promotrice de ‘Beauty by Mira’s’
Parlant du maquillage, elle explique qu’il y a une nette nuance entre celle du teint clair et noir. « On ne peut pas mettre le fond de teint d’une personne de teint clair à celle du teint noir et vice versa. Leurs fonds de teint diffèrent. Pour les teints clairs, le numéro de leur fond de teint, c’est de 118 à 312 et 320 à plus. Pour celle du teint noir, c’est de 360, 375 à plus. On ne peut prendre le numéro 320 pour mettre sur une personne de teint noir, ce n’est pas possible ; la personne deviendra sombre. La formation, c’est uniquement sur le make up, l’attache foulard et les pose de cils », ajoute-t-elle.
Elève en vacances, Mlle Raissa Allassane s’est inscrite en formation pour apprendre à faire le make up. « Je suis venue pour apprendre ce que la promotrice fait comme activités génératrices de revenus. J’ai appris à faire l’épilage, préparation de la peau, application du fond de teint, à faire le contour, et bien d’autres processus. C’est pour m’occuper pendant les vacances que je me suis inscrite à cette formation. Je compte dans le futur réaliser mon propre salon, jusqu’à former d’autres personnes », dit-t-elle.
**‘’Chatou pâtisserie’’ **
Elle offre les bases et les techniques professionnelles en la matière pour apprendre à faire de la génoise parfaite, le lisage des gâteaux, la préparation de la crème chantilly, la confection des madeleines, le gâteau zèbre. Ce qui a conduit Rachida Souley à suivre une formation tenue du 05 au 07 août 2026 à Niamey. Elle avait envie d’apprendre dans ce domaine afin de pouvoir réaliser elle-même des gâteaux d’anniversaire, des cakes, des madeleines, des crèmes et des amuse bouches. « La pâtisserie me plait énormément et j’avais surtout envie de développer mes compétences. La formatrice nous a bien expliqué les différentes étapes à suivre. Elle nous a exhortées à prendre note afin de pouvoir se corriger et refaire les réalisations après la formation. Je suis très satisfaite de cette formation, j’arrive à réaliser moi-même les recettes que je viens de citer pour ma famille. Bientôt, nous allons passer à l’étape supérieure, c’est-à-dire la commercialisation », se réjouit-t-elle.
Aichatou Moussa Oumarou, promotrice de Chatou pâtisserie
Toujours en pâtisserie, Hamsatou Oumarou a suivi la même formation. Ce qui lui a permis d’apprendre à faire le milk cake, le tiramisu, des cakes, le gâteau brésilien et la génoise. « Pendant les vacances, il n’y a rien à faire que de passer tout son temps à dormir, du coup, on devient fainéant. Dans ce monde en perpétuelle mutation où la compétence est nécessaire dans tous les domaines, je me suis inscrite pour suivre la formation. J’avoue que la formatrice a été patiente envers nous, parce qu’au début, nos décorations étaient catastrophiques. A travers ses explications, tout y est. Aujourd’hui, je fais mon petit commerce, je gagne ma vie sans que quelqu’un ne le sache », témoigne-t-elle.
Farida. A. Ibrahim (ONEP)