Me Alice Nkom pleure Hadja Haoua et réclame la vérité

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L’annonce de la mort présumée de Hadja Haoua continue de susciter des réactions au Cameroun. Après les informations relayées le 26 octobre sur son éventuel décès au Tchad, Me Alice Nkom a pris la parole pour exprimer sa douleur et saluer la mémoire de celle qu’elle considère comme une sœur et une combattante.
« Il est des nouvelles qui ne frappent pas seulement l’oreille : elles tombent sur l’âme comme un glas », écrit l’avocate dans sa déclaration du 27 octobre. Elle évoque une nouvelle qui la laisse face à de nombreuses interrogations, sans toutefois apporter de précisions sur les circonstances du décès annoncé.
Dans son hommage, la défenseure des droits humains insiste sur la dignité de Hadja Haoua et refuse que son histoire soit réduite à une simple affaire parmi d’autres. « Hadja Haoua, tu n’es pas un nom perdu dans le tumulte des jours, ni une tragédie que l’on ajoutera froidement à la longue liste des douleurs humaines. Tu es notre sœur. Tu es une vie précieuse, une combattante, une dignité », déclare-t-elle.
Ancienne militante du RDPC, Hadja Haoua s’était fait connaître par ses interventions sur les réseaux sociaux, notamment ses critiques à l’encontre de certaines personnalités du pouvoir camerounais. Sa disparition de la scène publique en 2025 avait alimenté de nombreuses interrogations sur sa situation et les circonstances de son éloignement du Cameroun.
Le 26 octobre 2026, plusieurs publications ont annoncé sa mort présumée à N’Djamena, au Tchad. Cette information demeure toutefois entourée d’incertitudes, en l’absence de confirmation officielle indépendante sur la date, le lieu et les circonstances exactes du décès. Me Alice Nkom annonce vouloir revenir plus longuement sur cette affaire. « Je reviendrai plus longuement sur cette disparition qui endeuille nos cœurs, car certaines tragédies ne peuvent être ensevelies sous le silence », prévient-elle.
L’avocate poursuit en soulignant la nécessité de préserver la mémoire des personnes disparues et de ne pas éluder les questions soulevées par leur sort. « Il est des morts qui demandent qu’on parle, des douleurs qui exigent qu’on regarde, des injustices qui appellent la conscience des vivants », écrit-elle. Elle achève son hommage par une prière pour Hadja Haoua et ses proches, et souhaite que son souvenir demeure vivant.
Plusieurs versions circulent sur la date du décès présumé d’Hadja Haoua. L’écrivaine Calixthe Beyala a notamment affirmé, le 27 octobre, qu’elle serait morte depuis plus d’un an, une déclaration qui contraste avec les annonces récentes faisant état de son décès au Tchad. Aucune de ces chronologies n’a, pour l’heure, été établie de manière indépendante ou officielle.
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- Length
- 428 words · 2 min read
- Published
- October 28, 2026
- Byline
- LMZ
- Source
- Le Bled Parle