
Reçue par Me Moussa Sarr, la LSDH a présenté ses priorités et évoqué les droits des personnes vulnérables, les droits sociaux et les JOJ Dakar 2026.
Lors de la rencontre du vendredi 4 septembre 2026, la LSDH et le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, ont échangé sur la protection des personnes vulnérables et la coopération avec la société civile.
La délégation était conduite par Denis Ndour, président de la Ligue sénégalaise des droits humains. Elle a présenté les priorités de l’organisation pour la période 2026-2030, avec des formations destinées aux femmes, aux enfants et aux personnes en situation de handicap.
La LSDH a aussi exposé des initiatives de plaidoyer sur les droits fondamentaux. Elle a fait part de sa volonté de participer à la réussite des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026.
Les échanges ont également porté sur les droits économiques et sociaux. La question de l’application des conventions internationales ratifiées par le Sénégal par les juridictions nationales a été évoquée, de même que l’exécution des décisions des juridictions communautaires. Un enjeu que Me Moussa Sarr avait placé au cœur d’un atelier régional consacré au rôle du juge national et à l’application des décisions des instances de protection des droits humains : le rapport 2025 de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples ne recense que deux décisions pleinement exécutées sur 104.
Ce faible taux d’exécution donne une portée concrète aux échanges sur le « dialogue des juges » et sur la coopération entre les juridictions nationales, les instances communautaires et les organisations de défense des droits. La Ligue a par ailleurs signalé des difficultés liées à son fonctionnement.
Comme l’écrit pressafrik, Me Moussa Sarr a réaffirmé l’engagement de l’État à respecter les obligations internationales du Sénégal. Le ministre a salué l’action des organisations de défense des droits humains et s’est dit prêt à examiner les problèmes soulevés par la LSDH.
Sur les droits économiques et sociaux, le Garde des Sceaux a invité l’organisation à dépasser le simple constat et à formuler des mesures concrètes en faveur des populations les plus vulnérables.
« Les organisations de défense des droits humains constituent un relais essentiel de l’action publique », a déclaré Me Moussa Sarr.
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