Afrique du Sud : 11 corps de femmes retrouvés en dix semaines, la police enquête

Le corps de la dernière victime a été aperçu peu après midi par les occupants d’un véhicule appartenant à une société de sécurité privée qui circulait dans la zone et ces derniers ont alerté les autorités. L’âge et l’identité de la femme n’avaient pas encore été établis. Une autopsie doit également permettre de déterminer les causes de sa mort.
Selon le lieutenant-général Tommy Mthombeni, commissaire provincial de la police du Gauteng, les premiers éléments laissent penser que cette victime aurait été frappée à l’aide de pierres. Les résultats de l’examen médico-légal sont néanmoins attendus pour établir la cause exacte de son décès.
Quatre suspects arrêtés dans certaines des affaires
Un homme recherché dans le cadre de l’une des enquêtes a été interpellé après avoir quitté la région, il aurait été retrouvé à plusieurs centaines de kilomètres du lieu des faits.
Cette nouvelle arrestation porte à quatre le nombre de personnes interpellées dans certaines des affaires actuellement examinées par la police.
Les autorités appellent cependant à la prudence face à l’hypothèse d’une série de meurtres commis par un même individu.
Les onze décès n’ont pas été officiellement reliés entre eux et les différentes affaires continuent d’être traitées séparément. Aucun élément établi ne permet donc, à ce stade, de parler d’un même auteur derrière l’ensemble de ces morts.
La fréquence des découvertes inquiète néanmoins. Sur les onze corps de femmes retrouvés au cours des dix dernières semaines, huit l’ont été pendant le seul mois de septembre.
Plusieurs victimes auraient également été découvertes partiellement ou totalement dévêtues et dans certains dossiers, les enquêteurs examinent la possibilité de violences sexuelles.
La majorité des victimes déjà identifiées seraient des femmes âgées d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années.
Ces différentes affaires interviennent dans un contexte marqué par les violences faites aux femmes en Afrique du Sud. Entre le 1er et le 16 septembre, le centre national d’assistance consacré aux violences basées sur le genre a enregistré 6 782 appels de détresse, soit plus de 400 par jour en moyenne. Ce nombre représenterait une hausse de 21 % par rapport à la même période en août.
À Ekurhuleni, les enquêteurs cherchent désormais à identifier la dernière femme retrouvée et à déterminer les circonstances de sa mort, tandis que les investigations se poursuivent dans les autres dossiers.
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- Length
- 400 words · 2 min read
- Published
- September 28, 2026
- Byline
- JELA E.
- Source
- Le Bled Parle