[Affaire des 156 kilos de zamal] Une enquête à plusieurs ramifications
La députée Véronique Leu-Govind a franchi vendredi dernier les portes des Casernes centrales pour déposer une plainte officielle au Central Criminal Investigation Department (CCID), après avoir reçu un appel téléphonique au cours duquel, selon ses déclarations, un policier lui aurait demandé de changer d’avocat dans le dossier de son époux. Les faits remontent au 2 […]
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La députée Véronique Leu-Govind a franchi vendredi dernier les portes des Casernes centrales pour déposer une plainte officielle au Central Criminal Investigation Department (CCID), après avoir reçu un appel téléphonique au cours duquel, selon ses déclarations, un policier lui aurait demandé de changer d’avocat dans le dossier de son époux.
Les faits remontent au 2 septembre. Ce jour-là, Gulshan Govind, le mari de la parlementaire, se trouvait à l’IT Unit des Casernes centrales, où les enquêteurs procédaient à l’examen de son téléphone portable dans le cadre des investigations en cours.
Gulshan Govind est en détention depuis le 31 juillet, après son arrestation par l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) dans le cadre d’une enquête sur un trafic présumé de drogue. Au total, 156 kg de zamal, estimés à Rs 233,5 millions, auraient été saisis.
Véronique Leu-Govind dit vouloir faire la lumière sur cet appel, qu’elle qualifie d’« inacceptable » et de « pression ». Elle demande qu’une enquête soit ouverte afin d’identifier son auteur et de comprendre les raisons de cette requête.
Cette plainte intervient alors que la députée a été entendue une nouvelle fois, jeudi matin, par l’ADSU de Rose-Hill. Arrivée vers 10 heures, elle a été interrogée pendant environ trois heures, en présence de son avocat, Me Shaffick Chattur.
Lors de cette audition, Véronique Leu-Govind a maintenu qu’elle ignorait la présence de quatre plants de cannabis saisis au domicile familial à Chamarel lors d’une perquisition le 31 juillet. Les enquêteurs cherchent notamment à établir dans quelles circonstances ces plants se trouvaient sur la propriété et si les occupants en avaient connaissance.
Interrogée également par la presse au sujet de la tentative présumée d’importation de 156 kilos de cannabis depuis La Réunion, affaire dans laquelle son époux Gulshan Govind a été arrêté, la députée a également affirmé ne rien savoir de cette opération.
Après environ trois heures d’interrogatoire, Véronique Leu-Govind a été autorisée à quitter les locaux de l’ADSU. Aucune arrestation n’a été effectuée à l’issue de cette audition.
Selon les informations disponibles, le volet de l’enquête la concernant serait désormais presque bouclé. Les enquêteurs pourraient toutefois décider de la convoquer à nouveau si de nouveaux éléments viennent s’ajouter au dossier ou si certains aspects de l’enquête nécessitent des éclaircissements supplémentaires.
Cette audition à l’ADSU intervient également au lendemain d’une autre séance d’interrogatoire concernant Véronique Leu-Govind. Mercredi dernier, elle avait été entendue par la Financial Crimes Commission dans le cadre du volet financier de cette affaire, notamment sur des soupçons de blanchiment d’argent.
Là encore, elle avait été autorisée à partir après son audition.
Les investigations ne sont toutefois pas terminées. Les enquêteurs poursuivent leur travail sur les autres protagonistes de cette affaire et cherchent à déterminer les responsabilités de chacun dans la tentative présumée d’importation de cannabis depuis La Réunion.
L’affaire avait pris une nouvelle dimension le 31 juillet avec l’arrestation de Gulshan Govind, l’époux de Véronique Leu-Govind. Son nom est cité dans l’enquête portant sur une tentative présumée d’introduction de 156 kilos de cannabis à Maurice en provenance de La Réunion.
Depuis le début des investigations, plusieurs éléments ont été saisis et plusieurs personnes ont été interrogées ou arrêtées dans le cadre de cette opération. Les enquêteurs tentent notamment de reconstituer le rôle de chacun et de déterminer comment l’importation présumée devait être organisée.
La perquisition menée au domicile familial de Chamarel avait également permis aux policiers de saisir quatre plants de cannabis. C’est notamment sur cet élément que Véronique Leu-Govind a été questionnée à plusieurs reprises.
Pour l’heure, la députée maintient donc qu’elle n’avait aucune connaissance de ces plants et qu’elle ignorait également l’existence de la tentative présumée d’importation de cannabis depuis La Réunion.
Son audition de jeudi marque une nouvelle étape dans les investigations. Si aucun nouvel élément ne vient la mettre en cause, son volet pourrait être considéré comme pratiquement complété. Mais les enquêteurs conservent la possibilité de l’entendre à nouveau, notamment si de nouvelles informations apparaissent au cours de la poursuite de l’enquête.
En parallèle, le volet financier suivi par la Financial Crimes Commission se poursuit également, tandis que l’ADSU continue ses investigations sur les autres personnes impliquées ou susceptibles de détenir des informations sur cette affaire.
À ce stade, Véronique Leu-Govind n’a donc fait l’objet d’aucune arrestation à la suite de ces auditions. Elle a quitté les locaux de l’ADSU après avoir maintenu, face aux enquêteurs, qu’elle ne savait rien des quatre plants de cannabis retrouvés à Chamarel ni de la tentative présumée d’importation des 156 kilos de cannabis depuis La Réunion.
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- 749 words · 4 min read
- Published
- September 13, 2026
- Byline
- Najaah Auzine
- Source
- Sundaytimesmauritius